Raccordements et embranchements

Les raccordements (“racc”, en jargon cheminot) 

L’histoire des raccordements ferroviaires, équivalents des “bretelles” d’autoroutes, est assez difficile à suivre en raison des changements des compagnies, de la fusion de celles-ci au sein de la SNCF, et du changement de statut de certains qui sont devenus partie intégrante de grandes lignes.

Le plus emblématique de tous fut la Ceinture. D’autres sont insoupçonnés comme la Passerelle, qui fut d’abord un raccordement. D’autres connurent une situation difficile à suivre, comme la section de voie où se trouvait la gare de Bordeaux-Benauge :
– la voie principale était un raccordement Midi-P.O. emprunté par toutes les compagnies, y compris l’Etat.
– les autres voies raccordées furent Etat et P.O., puis uniquement P.O.
– le bâtiment et son équipe étaient de l’Etat

Partie oubliée de l’histoire ferroviaire de Bordeaux, les raccordements sont pourtant révélateurs des mutations du réseau ferré local, donc de l’évolution socio-économique de l’agglomération urbaine.

Les embranchements particuliers (“EP” en jargon cheminot)

Il s’agit la plupart du temps d’embranchement industriels. De tout Bordeaux, le premier d’entre eux fut celui des “Magasins Généraux”, dont la splendide halle à marchandise abritera bientôt les Archives Municipales. Avec sa voie, qui descendait jusqu’à un ponton sur le quai des Queyries, elle fut construite en même temps que la Gare d’Orléans, en 1852. Un siècle plus tard, depuis la Passerelle jusqu’aux Chantiers Navals de la Gironde, les anciens vignobles entre  l’avenue Thiers et la Garonne avaient cédé la place à une véritable “toile” ferrée d’une densité spectaculaire !